a genoux

Un chapelet à la main, qu’elles égrainent en silence, en recueil, en sérénité
Elles louent celui à qui elles ont juré l’éternité
Elles nouent leurs cheveux sous une cornette anonyme, signe de chasteté
Elles récitent des cantiques pour implorer sa grâce, pour se soumettre à sa volonté
 
Elles prêchent la compassion et appliquent l’esclavage sans aucun regret
Elles prétendent tout savoir, pauvres ignorantes aveuglées
Image virtuelle d’une complicité avec le ciel, avec la sainteté
Désolante réalité à elles attribuée
 
Vous semblez être ce que vous devrez être
Mais vous n’êtes que naufragées, sur une île de mensonges et d’avidité
Cachées derrière le pouvoir qui vous a été, un jour, légué

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