rien que du béton

Béton, rien que du béton, et le noir du goudron
Un azur à vue limitée par nul horizon
Tout vrombit, tout crisse, tout rugit, rien que du bruit et des klaxons
Les ombres ne font que se  prolonger  sans but et sans raison
Dans le vacarme de cette existence mouvementée par les affairés, les piétons
Une symphonie en dysharmonie résonne entre les quatre murs d’une prison
 
Des toits face à face qui brandissent leurs armes tel des bataillons
Les murs sont habités par le poids infini de la tristesse blafarde, dérisoire déraison
Dans l’inhumaine indifférence, on va, on vient emportés par une foule qui roule, une bande de vagabonds
Je cherche un peu de silence dans les souvenirs extrapolant ma pensée vers l’autre bout de la nation
Vers une demeure  nichée sur le dos d’une colline, d’un petit mont
Vers la tranquillité de l’esprit loin de la pollution sonore, loin de la ville et ses démons.

 

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