hiver

L’ hiver exécute à point son thème
Il chante très haut sa mélodie d’une voix suprême
Il met sa patience à rude épreuve, il court à perdre haleine, il se traîne lui-même
Pour rejoindre cette malédiction d’un froid sévère frôlant l’anathème
Le froid mord la douceur des mains et rend les joues blêmes
La sève dort et le bourgeon sans force, sans stratagème
Se voit engourdi sous l’écorce, il enfouit son épiderme
Pour résister au verglas annonçant une nuit de rudesse extrême
 
Dans le silence, l’ombre de ton ombre luit d’une pâleur couleur crème
Le manque de toi enflamme le cœur qui miroite tel un diadème
Mais ta présence, toi l’absent, est toujours un apaisant poème
Qui vient apposer la douceur sur la froideur que le vent sème
Dans un ciel qui va bientôt pleuvoir ses larmes blanches qu’il parsème
En flocons valsant sur un air de bohème
Pour aller te dire combien je t’aime.

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