de chair et de sang

La guerre avait sonné le glas dans les collines, les denrées alimentaires devinrent mesquines
La misère avait plongé le village dans la famine
Le pain était rassis et la soupe du soir un bouillon d’herbes ramassées sur les dolines
La fraterie se vit dans le besoin de se tracer un avenir chez les amérindiens, en Amérique latine
 
Les cinq frères avaient suivi la route tracée par une étoile divine
Sur un paquebot, ils se virent voguer sur l’eau, vers ce pays où l’on gagne son pain à l’ eau saline
En se donnant de la peine pour lutter contre la ruine
Etrangers fortunés firent fortune, encaissant le fruit de plusieurs années affines
Marchands ambulants, sur les épaules trimbalant la soie d’un tissu vendu au millime, sans radine
Jusqu’ au jour où les bourses se remplirent d’écus amassés au seul fruit de leurs efforts payés en platine
 
Voyage dans le temps, où l’arbre généalogique retrace l’histoire de nos  grands-pères, les dignes
Ceux qui ont fait couler à flots, l’or aux fontaines, au prix de sacrifices vécus en sourdine
Fiers, ils reposent en paix ayant accompli leurs devoirs d’hommes combattants pour la gloire consanguine
La preuve vivante que le fil du succès est tissé par la persévérance,  aux cœurs  vaillants rien n’est impossible, une leçon, une doctrine.

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