silence au paradis

Je partage le bleu des étoiles d’un paradis
Avec un petit rongeur qui vient me tenir compagnie
Le son de sa denture écrasant les glands qu’il déglutit
Se combine à l’écho du silence des mots engloutis
Dans l’âme des choses, le silence est une invitation vers le monde du ressenti
Sur les ailes du silence, le voyage est une rose cueillie, au jardin de l’espoir fleuri
 
Fascinée, je suis subjuguée par le silence de la nuit
Son mystère est vivant, à ma manière, je l’éprouve et le traduit
Par des mesures rythmées qui luisent sans répit
A la lueur des foyers d’un village grelottant sous une neige de pâleur inouïe
 
Ce moment de paix, n’arrive jamais par surprise, il ne tombe pas du ciel comme la pluie
Il vient à ceux qui le préparent  dans une tamise, en filtrant les contradictions de la vie
Plaisir contre douleur, succès contre échec, vie contre mort et la liste est d’une telle hypocrisie
Qu’elle s’ allonge comme  une parabole dans un repère tend à l’ infini
Le  silence d’un paradis, est en somme, le fruit de maintes nuits d’insomnie
Et des milliers de secondes résumées en l’espace d’une nuit.

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