retour de l’ enfant prodige

L’air donne le frisson tellement le froid est écœurant
Le petit moineau pépie discrètement dans une nature qui respire l’automne partant
Son chant s’accorde mélodieusement aux carillons des clochers tintant
Comme pour manifester la bienvenue à celle qui de ses gants blancs
Dans la nuit a déposé sa caresse en satin sur les flancs
Première neige, blanche et légère effleure les dômes , recouvre les aiguilles de pins verdoyants
 
Retour de l’enfant prodige, l’étrangère pose sa main immaculée sur les reliefs tranquillement
Un silence serein s’élève durant cette saison de recueillement
Avec une neige qui possède le secret de rendre au cœur ce qu’elle lui doit, la douceur d’un vrai sentiment
Cette parole venant de l’intérieur qui tient au chaud, toute froideur déclinant
 
Dans mes longs regards, je vais tremper mon âme à tes rideaux blancs en flocons retombant
Franges d’écume derrière tes fenêtres, un voile, une nuée de papillons blancs
Un goût de rêve étrange, candeur d’un secret, entre nous conservant
L’hiver sans neige ressemble à un été sans soleil  brûlant.

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