sannine …. en or couronnée

Ta gloire en nappes d’or coule de tes blessures
Telle une source puissante, tu te pares de dorures
Douceur d’un paysage ambré …… platine en parure
Le pétillement blond de tes plaines jaunies en gravure
Apaise et calme tes douleurs …. celles que tu endures.
 
Au soleil automnal, les rayons étincelants viennent réconforter ta carrure
Sannine , pieds trempés aux longs sanglots , violons de Verlaine, te torturent
Mélancolie en éruption couleur ocre, safran dans la nature
Fait de l’automne une saison blessant le cœur d’une langueur monotone en usure
 
Pourtant, même en automne, il y a toujours une caresse qui cajole, qui rassure
Celle du vent par sa fraicheur, une main qui console, qui obture
Qui renforce, qui fait cambrer ton buste, chevalier en armures
 
Invincible montagne, nul ne peut  intimider l’intelligence de ton cœur pur
Reine sur ton trône doré , douce lueur de l’immensité, je te jure
Que le premier souffle hivernal fera fuir les ennuis, les plus durs 
La girouette tournera , le vent du nord éparpillera les morbides aux cœurs impurs
Je resterai là , entassant le bois en fourniture
Pour un long hiver, que personne ne dénature.

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