sannine …….près d’ une mare

Vers une mare, j’ai largué les amarres
Loin du tintamarre
Sous un ciel  rose pâle….blafard
Dans ce petit coin montagnard
Qui du village me sépare
J’ai pris congé de tous les bavards
Pour m’allier au silence de la mare

Sous le ciel couleur opale, une larme s’écroula perdue dans le brouillard
Brouillon d’idées, de pensées, mélancolie me venant de nulle part
Ondes concentriques d’un caillou jeté dans la mare
Cernant en cercles clos mes sentiments …j’avais le cafard
Moral à zéro, j’ai pris mon courage à deux mains …avec un regard
Décidé, décision d’effacer à la plume ce mal qui m’ accapare

Alors que je versais les mots sur du papier buvard
Une petite bête toute verte , en coassement lamentards
Me fit part de ses peines, la petite avait le coeur gros, duo de pleurnichards
Le dialogue entre nous devint monologue peinard
Où la rainette  tranquillement me raconta son histoire …. bizarre
Cette bête à peau nue portait la même tare
Celle de faire partie d’un écotope où les individus se prennent pour de superficielles stars
Vivant le mensonge, aveuglés par l’orgueil, de féroces couguars

Même la mare, est une société à plusieurs strates hiérarchiques…. à l’instar
De la terre mère, où vivent à sa surface des esprits … peu modestes….ventards.

Write a Comment