le brouilard s’ est levé

Fluide et léger, le brouillard s’est levé derrière un soleil qui s’est retiré
Pas de bruits, pas de mouvements, tous les sons sont atténués
Le jour s’ avance pas à pas s’étirant plus que jamais
Au rythme d’un feutre rouge qui ne cesse de rouler
Au rythme des touches d’un clavier qui ne cessent de taper
La vie s’écoule dans les flots d’un continuel travail vibrant au son des pages d’un livre, d’un cahier
 
Il arrive un moment où l’on se demande avec cet air résigné
Si les applications recommandées sont assimilables à des commandes infligées
A une machine robotisée, qui même programmée ne peut assumer leur cadence effrénée
C’est fou comment ce petit monde est d’ hiérarchie façonné
Le feutre rouge doit continuer à rouler sur le papier pour qu’ il soit payé
A petit prix , le prix de ses sacrifices sont malheureusement points considérés .

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